Alors que le monde contemporain regarde de loin les épidémies mortelles telles que celle de la peste noire ou encore de la grippe espagnole, la nouvelle grippe A (du virus H1N1) inquiète par son adaptation aux système immunitaire ( Le système immunitaire d'un organisme est un ensemble coordonné d'éléments qui détermine si des molécules occupent ou non l'espace extracellulaire qui leur est dévolu. Il agit ainsi comme un mécanisme de défense qui discrimine le « soi » du « non-soi », et qui cherche à détruire les pathogènes, tels que les virus, les bactéries, les parasites, les cellules cancéreuses, certaines particules ou molécules « étrangères ») et sa constante évolution (dérivé deu virus de la grippe aviaire H1N1).
On peut se demander si la grippe porcine constitue un véritable risque ou si elle n'est qu'un épouvantail sans danger comme le fut la grippe aviaire.
La grippe A(H1N1) ou grippe A (H1N1) (initialement appelée grippe porcine par l’Organisation mondiale de la santé) est une maladie respiratoire aiguë contagieuse provoquée par l’un des quelques virus de la grippe A, l’Influenzavirus A sous-type H1N1, réapparue en 2009 sous une forme génétique nouvelle transmissible d’homme à homme. Cette grippe a également été nommée, par différentes institutions internationales, grippe nord-américaine, grippe mexicaine ou grippe nouvelle avant que l’OMS ne recommande le nom de grippe A(H1N1) le 30 avril 2009.
Influenzavirus A sous-type H1N1.
Ce nouveau virus grippal, contenant des gènes de plusieurs virus connus d’origine porcine, aviaire et humaine[8], est un virus réassorti[9]. Aucun vaccin n’existe encore pour le moment contre cette souche[10] et les scientifiques de l’OMS ignorent si les vaccins existants contre la grippe saisonnière peuvent conférer une protection. Les personnes présentant les symptômes de la grippe A(H1N1) sont traitées actuellement avec du paracétamol[11] et pour les cas plus sévères avec des inhibiteurs de la neuraminidase des virus grippaux tels l’oseltamivir ou le zanamivir[12].
Au niveau mondial, la mortalité est faible. Dans la majorité des cas, les malades n’ont présenté que des symptômes bénins et leur guérison a été rapide et complète. [13]
La nature de la grippe n’est pas l’unique facteur de létalité. Le degré d’avancement en termes de sécurité sanitaire du pays est un facteur déterminant. Margaret Chan, directrice générale de l’OMS, précise : « L’expérience passée nous montre que la grippe peut provoquer une affection bénigne dans les pays riches mais une maladie plus sévère avec un taux de létalité plus élevé dans les pays en développement[14]. » Cette règle semble s’appliquer à la grippe A(H1N1).
Un journaliste du Nouvel Observateur, M. de Pracontal, note que : « les patients nord-américains ou européens ont souffert de troubles modérés, ne mettant pas leur vie en péril. Et ils ont récupéré sans problème[15] », contrairement au Mexique. La menace que représente la maladie, particulièrement pour les pays moins riches, justifie du passage à la phase 5 du niveau d’alerte de risque de pandémie grippale.
Cet état d’alerte est décrété lorsque l’existence d’une contamination entre deux humains dans au moins deux pays de l’OMS est avérée et qu’il existe une menace de pandémie imminente. Elle indique les mesures à prendre par les pays[16].
Le 11 juin 2009, l’OMS décide le passage à la phase 6 ; la grippe A (H1N1) est donc considérée comme une pandémie
l'actualité des décès des morts de la grippe des contaminés de la propagation du virus et son développement
Structure de l'influenzavirus.
La morbidité est liée à la contagion (plus une maladie est contagieuse, plus sa morbidité est forte), mais d’autres facteurs entrent en compte, dont l'état de santé et les conditions d’hygiène de la population, ou encore les précautions prises pour éviter la propagation de la maladie. La morbidité varie beaucoup, selon les grippes ; celle de la grippe A(H1N1) (d'apparition très récente) est source de plus d’interrogations que de réponses précises. Cependant, la connaissance générale des grippes permet quelques éléments de réponse, encore partiels.
La grippe commune (dite « saisonnière ») a une morbidité élevée : elle touche entre 5 % et 15 % de la population.À l’opposé, la grippe aviaire est peu contagieuse et se propage mal chez les humains. Sur la planète entière, le nombre de personnes touchées s’est chiffré uniquement en centaines sur les quatre dernières années[21]. Plusieurs indices laissent penser que la morbidité de la grippe A(H1N1) est plus proche de la grippe saisonnière que de la grippe aviaire. Le premier d’entre eux provient de l’analyse virologique, elle montre l’existence d’éléments provenant de la grippe porcine[18]. L’histoire nous apprend que les grippes ayant des origines porcines peuvent être contagieuses[22] comme le fut la grippe de Hong-Kong de 1968[23].
Un facteur important dans la dangerosité de ce virus est sa capacité à se déployer sur une partie plus ou moins vaste du monde. Certaines épidémies, même dues à un virus très contagieux, sont restées locales. Ce fut le cas à Madagascar en juillet et août 2002 : une épidémie due à un virus de type A(H3N2). Dans certaines régions, elle a touché jusqu’à 85 % de la population, mais est restée limitée à un espace géographique de quatre des six provinces et n’a pas quitté l’île[24]. Ce caractère local de la grippe n’est pas une généralité, certaines d’entre elles se répandant sur une vaste partie de la planète, dont la grippe A(H1N1).
Parmi les certitudes :
La maladie se transmet d’humain à humain sans nécessairement passer par les animaux[25], et la maladie s’est diffusée dans plusieurs pays différents ;
Sa morbidité reste mal connue, les données statistiques étant encore trop faibles pour tirer des conclusions précises[26] ;
Le virus a semblé plus « dur » en zone de l'hiver austral (ex : au Chili : 3,8% des cas confirmés par un laboratoire ont nécessité une hospitalisation, et 0,2% (16 cas) ont abouti au décès du malade ; il y a eu à cette date 16 morts au Mexique entre le 17 mai (1er cas) et la mi-juin 2009, pour 8.160 cas recensés, souvent déclarés au sud (plus froid et pluvieux durant l'hiver austral), et 53% des malades déclarés étaient des jeunes (5 - 19 ans)[27].
Sous-types de l'influenzavirus.
La létalité de cette grippe A (H1N1) reste faible bien qu'on observe des différences suivant les pays.
Celle des différentes grippes est aussi très largement variable. Elle l'est notamment en fonction des conditions de vie des populations, des types de populations, et des moyens sanitaires des pays dans lesquels ils vivent.
La létalité désigne la proportion de risque de mortalité d'une entité chimique, ou ici biologique (synonyme : la mortalité).
Dans le monde, la grippe saisonnière tue chaque année entre 250 000 et 500 000 personnes[23]. En France, la grippe tue entre 1 500 et 2 000 personnes par an[28] et elle en tue chaque année de l’ordre de 36 000 aux États-Unis[29]. Elle ne tue cependant que la fraction de la population la plus fragile : les personnes âgées, celles atteintes d’affections de longue durée ou les plus jeunes enfants[23]. Ce profil de létalité semble se dessiner pour la grippe A (H1N1) et pour les pays riches. Richard Besser, directeur des Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC) indique qu’il est : « encourageant de constater que ce virus n’avait pas l’air jusqu’à présent plus sévère qu’une souche de grippe saisonnière[30] ».
Ces signes rassurants ne s’appliquent pas au Mexique. Si les proportions sont de natures différentes de celles des pays riches : 42 morts sur 1 112 cas confirmés au 8 mai 2009, ce n’est pas l’élément le plus inquiétant[23]. Les chiffres sont encore peu fiables, l’OMS indique que la récente croissance est essentiellement due à des biais statistiques et non une réelle évolution de la maladie[23]. Le docteur Richard J. Webby précise : « puisque les symptômes de la grippe A sont les mêmes que ceux d’une grippe saisonnière, cette létalité pourrait simplement refléter des centaines de milliers de personnes infectées qui auraient échappées aux officiels de la santé mexicaine »[31]. Le nombre réel de morts est probablement plus grand et 101 autres décès sont considérés comme suspects[32]. Au Mexique, les personnes gravement touchées ne font pas nécessairement partie de la population la plus fragile[33], cet élément qualitatif laisse penser à un profil de létalité différent de celui des pays riches.
Si, depuis 40 ans, aucun pays riche n’a connu d’épidémie de grippe beaucoup plus létale que celle saisonnière, cet état de fait est différent pour les pays moins médicalisés. L’épidémie de Madagascar de 2002 avait fait 754 morts sur 30 304 cas notifiés[24]. Certaines régions du monde n’ont aucun moyen d’éviter une épidémie si elle se présente, et de soigner efficacement sa population. C’est le cas de la Somalie, ses centres médicaux sont détruits par la guerre civile. Le conseiller du ministre de la santé déclare que « Nous ne sommes pas préparés à gérer la grippe porcine… Que Dieu nous aide si la grippe arrive jusqu’ici[34] ».
Pour ce qui est de l’évaluation totale des cas, Anne Schuchat du CDC évalue le 22 mai à 1 sur 20 le nombre de cas confirmé aux États-Unis, c’est-à-dire 20 malades pour chaque cas confirmé[35]. « En fait, une minorité de cas sont comptés individuellement ». Certains médias rapportent des évaluations avoisinant le million de cas dans ce pays [36],[37].
Ce rapport n’est valable que pour les États-Unis d'Amérique et peut varier grandement d’un pays à l’autre (selon la façon dont sont conduits les tests[38]). C’est ainsi que le professeur John Oxford du Royaume-Uni estime pour sa part à 1 sur 300 les cas confirmés là-bas[39].
Hypothèse concernant l'origine de la maladie:
Mexicains catholiques équipés de masques chirurgicaux à la cathédrale métropolitaine de Mexico.
L’un des plus grands élevages industriels de porcs, situé à La Gloria dans la région de Perote dans l’État de Veracruz, au Mexique, est suspecté, par la population locale fortement touchée et les autorités environnantes, d’être à l’origine de la pandémie[40].
Dans un premier temps, les autorités mexicaines pensent y avoir trouvé le patient zéro : Edgar Hernandez, malade fin mars d’un cas avéré de H1N1[41]. Toutefois, le 30 avril, le centre de contrôle d’Atlanta publie un rapport sur un autre cas au Mexique ayant développé le virus mi-mars, soit 15 jours avant Hernandez[42].
Le 23 juin 2009, le New York times rapporte que le département de l'Agriculture des États-Unis a déclaré que « contrairement à l'hypothèse courante qui est que le virus pandémique de la grippe a pour origine des fermes industrielles du Mexique », le virus a « plus probablement émergé de porcs en Asie et a voyagé jusqu'en Amérique du Nord chez un humain »[43].
Évolution du virus:
Voyageurs à Mexico portant des masques chirurgicaux.
En mars et avril 2009, plus de 2 200 cas de grippe sur des personnes ont été répertoriés au Mexique et dans le Sud-Ouest des États-Unis, provoquant plus de 19 morts confirmés, à Mexico pour la plupart, et dans le centre du Mexique. Certains cas au Mexique et aux États-Unis ont été confirmés par l’OMS comme étant une nouvelle souche de H1N1[44],[45].
Le 24 avril 2009, les écoles (de niveau pré-scolaire à universitaire) ont été fermées temporairement par le gouvernement de la ville de Mexico et l’État de Mexico avec l’appui de la Secretaría de Educación Pública (SEP) pour éviter que la maladie ne s’étende à d’autres régions.
Au 25 avril 2009, des personnes ont été touchées dans l’État de San Luis Potosí, l’Hidalgo, le Quérétaro, le district fédéral et l’État de Mexico ainsi qu’au Texas et en Californie.
Le 28 avril 2009, la commissaire européenne à la Santé Androulla Vassiliou a déclaré que « la consommation du porc est tout à fait sûre, à condition que cette viande soit cuite »[46].
Le 30 avril 2009, les autorités mexicaines ont décidé de fermer les établissements scolaires, les musées et les théâtres jusqu'au 5 mai 2009[47] ; les rencontres de football ne reçoivent plus le public et on distribue des masques. Les radios diffusent des messages de prévention.
Le ministère français de la Santé a mis en place une cellule de crise pour conseiller les Français résidant au Mexique et les voyageurs ; une cellule de crise médico-psychologique adressée aux voyageurs provenant de l’Outre-Atlantique a notamment été mise en place à l’aéroport d’Orly. Des informations sont également disponibles sur les sites Internet du ministère de la Santé et des Sports[48], de l’Organisation mondiale de la santé[49] et de l’ambassade de France à Mexico[50].
Le 6 mai 2009, le CDC annonce la fabrication et la distribution d’un nouveau test plus rapide qui explique à lui seul l’explosion des cas confirmés, principalement aux États-Unis, quelques jours plus tard [51].
Symptômes:
Symptômes de l'infection par le virus de la grippe A(H1N1) (anglais).
Les patients souffrant de la grippe A (H1N1) ont exactement les mêmes symptômes que la grippe habituelle (saisonnière)[52] :
La période d’incubation : (la période entre le contact avec le Virus et l’apparition des premiers symptômes) est de 24 à 48 heures,
La température du patient s’élève, pouvant atteindre jusqu’à 41 °C,
Le patient ressent des douleurs musculaires (courbatures), principalement dans le dos,
Le patient est extrêmement affaibli,
Le patient ressent des douleurs à la gorge et éventuellement des maux de tête,
Le patient a des quintes de toux profondes et plutôt sèches,
Le patient a des difficultés respiratoires parfois importantes et un fort écoulement nasal,
Le patient a une perte d’appétit brutale,
Et dans certains cas des vomissements et diarrhées
L’évolution de la grippe A H1N1 dépend des individus concernés. Il n'est pas possible de prévoir l’évolution de ce virus avec certitude. Habituellement, la grippe A H1N1 évolue favorablement vers la guérison en une semaine (parfois plus) [réf. souhaitée].
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Le virus H1N1 est, actuellement, possiblement éradiqué par les inhibiteurs de la neuraminidase qui permettent dans la plupart des cas une éradication complète du virus de l’organisme infecté. Outre l’hygiène élémentaire, les masques chirurgicaux distribués par l’armée et les hôpitaux représentent le moyen le plus efficace de contenir la pandémie.
Les antiviraux:
La neuraminidase est la protéine virale qui permet aux particules virales de pouvoir diffuser dans le circuit sanguin et ainsi, d’aller infecter les cellules saines adjacentes. Les inhibiteurs de la neuraminidase empêchent le virus de pouvoir traverser la membrane plasmique de la cellule hôte infectée. La cellule ainsi surchargée par les virions est détruite avec le virus.
En cas de pandémie, ces inhibiteurs sont l’oseltamivir (Tamiflu) et le zanamivir (Relenza) qui possèdent une très grande efficacité dans la lutte contre les souches virales de type Influenza et pourraient notamment se révéler aussi efficaces contre la souche A. Ces antiviraux sont produits en très grande quantité dans les pays industrialisés possédant un plan d’endiguement des pandémies. Ainsi au 30 avril 2009, le monde dispose de 122 millions de doses de Tamiflu avec plus de 30 millions de doses pour la France et 55 millions de doses pour les États-Unis. Actuellement, les laboratoires Roche et GlaxoSmithKline, fabriquant du Tamiflu et du Relenza, augmentent leur production d’antiviraux et affirment pouvoir atteindre 400 millions de doses par an [réf. souhaitée].
Les stocks d’antiviraux sont gérés, en France, par la Pharmacie des Armées et le ministère de la Santé. Ils sont distribués en quasi totalité dans les grands centres de soins (CHU, CH, CHR) et sont soumis à prescription afin de limiter toute tentation de commerce illégal et de rentabilisation.
Un cas de résistance au Tamiflu a été observé sur un patient danois le 29 juin 2009. Le patient a été guéri avec un autre antiviral (le Relenza)[53], qui s'est avéré efficace. D'après l'OMS, il s'agirait d'un « cas isolé » sans « implication en termes de santé publique »[54].
Les masques chirurgicaux et d'hygiène:
Inspecteurs sanitaires chinois recherchant les cas de fièvre, symptôme classique de la grippe A(H1N1).
Les masques chirurgicaux sont un moyen de limiter l’expansion d’une pandémie. Portés par des personnes contaminées, ces masques limitent la diffusion du virus dans l'air par la toux et les éternuements. En cas de déclenchement du plan d’urgence, ils sont distribués par l’armée et sont disponibles en très grand nombre dans les hôpitaux et centres de soins. Les masques de protection FFP permettent de protéger les personnes qui les portent.
Il est à noter que les masques peuvent devenir un vecteur de contamination dans le cas d’une utilisation continue où ceux-ci, une fois en contact avec le virus de la grippe A (H1N1), sont en contact avec l’utilisateur. Il faut donc changer de masque si possible à chaque exposition potentielle au virus.
Comme pour beaucoup de maladies infectieuses, une des meilleures formes de prévention est l'hygiène. Ainsi, afin de prévenir une contagion en période épidémique, il est nécessaire de se laver les mains plusieurs fois par jour ou d'utiliser des solutions hydro-alcooliques pour se désinfecter les mains, notamment après tout contact physique direct avec une personne potentiellement infectée, ou avec des surfaces potentiellement contaminées par le virus.
Le vaccin:
Bien que des vaccins efficaces contre la souche influenza soient acheminés en grande quantité au Mexique, il n’est actuellement aucunement prouvé que ces vaccins aient une quelconque efficacité sur le virus H1N1.
Alors que les premiers vaccins avaient été annoncés comme potentiellement disponibles début juillet par Novartis[55], il semble finalement qu'il faille attendre l'automne 2009 avant de les recevoir[56]. Par ailleurs, des vaccins spécifiques aux nourrissons seraient envisagés[57]. Les premiers essais clinique qui viseront à démontrer l'efficacité du vaccin, l'absence d'effets secondaire, déterminer la meilleure dose et de la stratégie optimale débuteront en aout.[58]
La France a commandée 94 millions de vaccins, plus 34 millions optionnelles pour 2010. Les premiers vaccins seront réservés aux personnes travaillant dans la santé, les secours et la sécurité.[57]
Selon le CDC, deux injections seront nécessaires à trois semaines d'intervalle pour la grippe A (H1N1) et une troisième sera nécessaire pour la grippe saisonnière pour offrir le maximum de protection. Les enfants de moins de neuf ans auront besoin de quatre injections. « Une injection donnera probablement peu d'immunité, 10 à 20 pour cent au plus », estiment les experts[59].
Réponses:
Cas et réactions par pays:
Article détaillé : Grippe A (H1N1) de 2009 par pays.
Épidémie de grippe A (H1N1) de 2009. Noir : morts confirmées. Rouge : infections confirmées. Orange : cas suspects.Voir aussi : Épidémie de grippe A (H1N1) de 2009
La nouvelle grippe s’est répandue à travers le Mexique, avec des cas confirmés dans au moins 125 pays[60]. Les pays dont l’Australie, la Chine, l’Islande, l’Inde, l’Indonésie, la Malaisie, les Philippines, Singapour, la Corée du Sud et la Thaïlande surveillent les voyageurs en provenance des zones affectées pour identifier les personnes présentant des symptômes respiratoires et des fièvres.
De nombreux pays ont aussi averti les voyageurs des zones affectées par la grippe de contacter un médecin immédiatement s’ils avaient les symptômes grippaux. Plusieurs pays ont également interdit l’importation et la vente de viande de porc[61],[62].
Le parlement égyptien a demandé que les 250 000 porcs du pays soient tués immédiatement[63].
En France, et de manière systématique, les personnes, ayant eu des contacts (moins de 1 m) avec le malade durant les 24 h avant la déclaration des symptômes, sont mises en quarantaine pendant une durée de 24 h et se voient prescrire du Tamiflu ainsi que le port d’un masque. Un premier cas a été confirmé à la Réunion dans l'Océan Indien le 6 juillet 2009.[64]
Le 12 juin 2009, le Maroc(à fes) déclare officiellement « le premier cas » sur son territoire, devenant le second pays d'Afrique à contracter le virus après l'Égypte.
Réactions internationales:
Nations unies
Depuis le signalement des premiers cas de grippe à la communauté internationale par le gouvernement mexicain, l’Organisation des Nations unies (et particulièrement l’OMS) sont en état d’alerte permanent et renforcé. Le secrétaire des Nations unies, Ban Ki-moon, a annoncé lors d’un point presse au siège des Nations unies[65] que « Nous sommes préoccupés par le fait que ce virus pourrait causer une nouvelle pandémie de grippe. Il pourrait être bénin dans ses effets comme il pourrait être potentiellement grave ».
Il a de plus fait remarquer que cette maladie donnera l’occasion de tester le système de réaction de la communauté des nations face à une pandémie, mis en place depuis 2007. Enfin, il a plaidé pour la solidarité entre les nations, et notamment envers les nations pauvres, particulièrement vulnérables.
Organisation mondiale de la santé
L’OMS coordonne actuellement la réponse mondiale aux cas de grippe A(H1N1) et évalue la menace de pandémie.
À partir du 24 avril, l'OMS fait paraitre un bulletin d’information quotidien[66].
Le Comité d’urgence (regroupant une quinzaine d’experts internationaux) a tenu sa deuxième réunion le 27 avril 2009, au cours de laquelle ont été examinées a été décidé de faire passer la phase d’alerte à une pandémie de grippe de la phase 3 à la phase 4 (signifiant que la probabilité d’une pandémie a augmenté, mais non qu’une pandémie est inévitable.)[67]
Le 29 avril 2009, le Directeur général de l’OMS, suite à la décision du Comité d’urgence, a pris la décision de faire passer la phase d’alerte à une pandémie de grippe de la phase 4 à la phase 5[68].
Suite à cette épidémie, l’OMS planifierait des modifications importantes dans son système d’alerte, plus spécifiquement des critères de passage de l’alerte 5 à l’alerte 6. Les critères actuels de la phase 6 prévoient une implantation durable du virus dans au moins 3 pays. Ceux-ci seraient, de l’avis général, déjà atteints depuis un bon moment et on peut déjà parler de pandémie. Cependant, le passage à la phase 6 prévoit aussi des mesures d’urgence exceptionnelles telles que la mobilisation internationale des laboratoires pour la production d’un nouveau vaccin. Ces différentes mesures seraient un frein considérable au combat contre les souches courantes de grippe qui sont pourtant, selon les observations recueillies, approximativement aussi dangereuses que la nouvelle souche et causeraient donc plus de mal que de bien dans le cas présent.
L’OMS prévoyait de tenir compte du danger approximatif du virus avant le passage en phase 6 pour éviter les mesures d’urgence et l’anxiété générale à l’annonce d’une pandémie, en intégrant la dangerosité (en termes de mortalité) dans les décisions de passage d’une phase à une autre[69].
Le 11 juin 2009, l’OMS a décidé le passage en phase 6[70][71], l’état de pandémie est déclaré.
Le 17 juillet 2009, l'OMS cesse son dénombrement systématique des cas confirmés. Entre autres parce qu'il est extrêmement difficile, voire impossible, pour les pays d’essayer de confirmer tous les cas en laboratoire. Le traitement par antiviraux classique pour les cas d'influenza A étant efficaces sauf exceptions rares [72], l'identification de la souche exacte H1N1 n'est pas nécessaire au traitement des patients alors qu'elle exige énormément de ressources. L'OMS recommande néanmoins de rester vigilant afin de détecter rapidement d'éventuels pics dans les cas, qui pourraient résulter d'une nouvelle mutation de la maladie. L'OMS demande aussi aux pays nouvellement touchés de lui transmettre le cumule des cas identifiés sur une base hebdomadaire dans un premier temps[73].
Traitement médiatique de l'épidémie:
Dès la première détection de la souche, l’ampleur médiatique mondiale de la nouvelle est importante. Bien qu’il n’y ait que très peu d’informations au sujet de ce nouveau virus, et que l’hypothèse qu’il n’ait pas plus d’impact sanitaire qu’une épidémie saisonnière de grippe soit raisonnable, la notoriété du virus fait rapidement le tour du globe.
Les journalistes rappellent l’ampleur qu’a pris la grippe espagnole de 1918 et d’autres épidémies semblables, les données du moment ne permettant pas d’écarter complètement l’hypothèse d’un impact similaire.
mercredi 29 juillet 2009
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